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Wikipedia donne le 23 septembre 1889 comme date de fondation de Nintendo.
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Titre original: Nintendo
J'ai une si haute estime pour le système de combat de la série Bayonetta que je le placerais parmi les cinq meilleurs systèmes de combat de tous les temps, juste à côté de Devil May Cry, God of War, Ninja Gaiden, et Batman Arkham. C'est tout simplement incroyable à regarder, tout aussi formidable à jouer, et débordant d'occasions de faire preuve de style et de créativité grâce au large éventail d'armes extravagantes à disposition. Bayonetta 3 ne fait que renforcer cet héritage, se démarquant par une suite surprenante qui prend de nombreux risques en bousculant une formule bien établie, dans le but de revitaliser un système de combat qui n'avait que légèrement évolué entre les deux premiers épisodes. Heureusement, ces risques paient. Bayonetta 3 est une suite revigorée aux idées neuves qui dynamisent son système de combat vieux de 13 ans, avec une variété impressionnante tout au long de sa campagne de 10 à 12 heures, et encore plus de ce style sexy caractéristique qui rend la série unique en son genre.
Quand un jeu tient une bonne idée, certains développeurs se contentent de jouer la sécurité pour la suite, en apportant quelques améliorations mais en s'en tenant pour l'essentiel à ce qui a fonctionné la première fois. C'est tout à fait compréhensible. Mais Mario + Rabbids: Sparks of Hope n'est pas ce genre de suite ; même si Mario + Rabbids: Kingdom Battle nous avait tous surpris avec sa tactique intelligente à la XCOM habillée aux couleurs de Nintendo, cette suite en conserve les meilleures idées tout en se réinventant au point de paraître immédiatement très différente. Elle est plus grande et meilleure à presque tous les égards, avec des combats plus libres et plus personnalisables et un monde à explorer presque entièrement repensé, bien moins linéaire et truffé d'énigmes. L'histoire part dans tous les sens et la Switch ne suit pas toujours sans accroc, mais c'est un jeu fantastique, qui peut se jouer comme une agréable promenade de santé ou comme un défi tactique profond et exigeant, tout en conservant son humour loufoque.
L'aventure reprend dans le Royaume Champignon après l'invasion des Lapins Crétins, et les choses deviennent aussitôt encore plus étranges lorsqu'une raie manta géante venue de l'espace débarque pour semer le trouble. L'histoire est d'ailleurs l'un des rares faux pas de Sparks of Hope : le mélange transdimensionnel des personnages de Mario et des Lapins Crétins farfelus de l'original est complètement absurde, mais il a sa propre logique. Cette fois, en revanche, l'ennemie, sans aucun lien, répand partout ce qui est en fait la boue corrompue à globes oculaires de Ganon tirée de Breath of the Wild, et la plupart de ses sbires, mais pas tous, sont aussi des Lapins Crétins, allez savoir pourquoi ? Et on a aussi un vaisseau spatial pour voyager entre de véritables mondes ? À côté, Kingdom Battle paraît ancré dans la réalité, ce que je n'aurais jamais pensé dire de ce jeu. Je ne m'attendais pas à un lore profond, mais c'est un peu le bazar. L'histoire a tout de même régulièrement de très bonnes blagues, donc au moins je riais tout en me grattant la tête.
Historiquement, les campagnes solo de Splatoon se sont attachées à vous acclimater aux eaux bien plus agitées et tumultueuses de ses modes de combat multijoueur. La campagne de Splatoon 3, baptisée Le retour des Mammaliens, s'ouvre en terrain si familier que j'ai d'abord craint de passer les heures suivantes à m'échiner sur des tutoriels consacrés à des bases apprises deux jeux plus tôt. Heureusement, le tapis m'a vite été tiré sous les pieds, laissant place à une toute nouvelle approche du monde central de la série, mêlée à certaines des meilleures idées de l'Octo Expansion de Splatoon 2. Splatoon 3 m'a audacieusement laissé décider de tracer ou non mon propre chemin vers ses 70 missions courtes et inventives, et choisir où aller ensuite en explorant son monde envahi de limon duveteux. Beaucoup des ennemis que j'y ai trouvés n'avaient pas changé depuis les précédents Splatoon, mais j'ai pris beaucoup de plaisir à enchaîner la grande variété d'objectifs jusqu'au final explosif et très satisfaisant de la campagne.
Kirby n'en est pas à sa première réinvention. Outre sa capacité à se transformer en toutes sortes de formes et de tailles, les jeux dans lesquels il apparaît expérimentent souvent aussi de nouveaux décors et mécaniques – qu'il s'agisse de faire rouler un Kirby sans membres avec le stylet de la DS dans Canvas Curse, de piloter des mechas dans Planet Robobot, ou de changer fondamentalement sa façon de se transformer dans Epic Yarn. Kirby et le Monde Oublié pourrait sembler être un nouvel ajout à cette liste au premier abord, transposant cette fois la structure traditionnellement en 2D vers des niveaux en 3D. Mais en réalité, ce plateformer ressemble davantage à la prochaine grande étape d'une formule Kirby plus classique qu'à un bouleversement de celle-ci, et il parvient habilement à retranscrire tout ce que j'aime chez Kirby sous un angle nouveau – tout en restant familier.